À la recherche du bon contact avec Alexis Goury

“Seulement une main gentille peut calmer un cheval énervé.” Ainsi parlait Xénophon, historien et philosophe de la Grèce antique… Mais qui dit main gentille ne signifie pas main inexistante. Simple, ce constat n’en est pas moins difficile à obtenir, le “bon” contact sur les rênes se révélant un savant mélange entre tact, subtilité, ressenti, franchise, constance, etc., donnant naissance à une connexion idéale entre cheval et cavalier. Alexis Goury, complétiste international et instructeur diplômé du Cadre noir de Saumur, rappelle ici les fondements de la bonne tenue des rênes.Le bon contact n’est pas qu’une notion technique à appliquer telle quelle à tous les chevaux. Cela serait presque trop simple. Or, comme le disait le peintre et visionnaire en son temps Léonard de Vinci (1452-1519) : “La simplicité est la sophistication suprême. ” De fait, le contact entre bouche et main est aussi une question de ressenti, de patience, de relâchement. Mais dépendra également du niveau de dressage du cheval en question, de sa sensibilité, de son équilibre naturel, de sa souplesse, de son âge, etc. À chaque cavalier d’adapter les dosages de la recette d’un bon contact, en fonction de la discipline pratiquée et du cheval monté. Explications avec Alexis Goury, qui fut le meilleur complétiste de la délégation tricolore aux Européens de Blenheim cet été, au titre de sa médaille de bronze par équipes et de sa sixième place individuelle avec son complice Je’vall (KWPN, Zavall VDL x Corrado I).



 Comment pourriez-vous définir concrètement la notion de contact ? Je dirais qu’il correspond au troisième lien que les cavaliers ont avec leur monture, les premiers étant leurs jambes et leur assiette. Ce rapport doit être franc : les rênes sont faites pour être tenues à pleines mains, et non du bout des doigts, mais de la façon la plus neutre possible. En effet, la main doit être fixe pour permettre au cheval de se poser dessus. Il faut donc apprendre à stabiliser ses mains et à résister à la tentation de les bouger sans cesse, ce qui n’est pas naturel puisqu’elles sont notre principal outil au quotidien. De plus, bien souvent, les cavaliers ont naturellement tendance...

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