Plus que quatre jours pour candidater au concours Un des meilleurs apprentis de France
À quatre jours de la clôture des dépôts de candidature, la Fédération française d’équitation (FFE) invite les jeunes nés après le 1er janvier 2003 à se mobiliser pour le concours Un des meilleurs apprentis de France. Depuis 2022, celui-ci est ouvert aux enseignants d’équitation, qui ont rejoint les lads-drivers, cavaliers d’entraînement, palefreniers-soigneurs, maréchaux-ferrants et selliers-harnacheurs. La FFE met en lumière le parcours de Mathéo Coiquaud, primé en 2024, dont le témoignage illustre l’intérêt de s’engager dans le concours et les bénéfices qu’il peut apporter.
La cinquième édition du concours Un des meilleurs apprentis de France (MAF) est lancé pour les métiers de l’équitation. Ce concours d’excellence, reconnu par les professionnels, valorise les savoir-faire, l’engagement et la qualité des parcours de formation des jeunes de la filière équine. Six métiers sont représentés: lad-driver, cavalier d’entraînement, palefrenier-soigneur, maréchal-ferrant, sellier-harnacheur et depuis 2022, enseignant d’équitation, sous l’égide de la Fédération française d’équitation (FFE).
Médaillé en 2024 dans la catégorie des enseignants d’équitation, Mathéo Coiquaud, vingt-trois ans, enseignant et cavalier en Charente, incarne pleinement l’esprit du concours MAF. Après un bac sciences et technologies de l’agronomie et du vivant (STAV) en horticulture puis un BTS Aquaculture qui ne l’inspirent pas, il choisit la voie de l’enseignement équestre, encouragé par sa monitrice des Écuries de Garat, en Charente. Il se forme en apprentissage au lycée La Salle Saint-Antoine, en Charente-Maritime, où il obtient son diplôme d’animateur d’équitation (AE) en 2023 au centre équestre de la Broussardière (Charente-Maritime), puis son BPJEPS en 2024. Il poursuit ensuite avec un DE?JEPS dans une autre structure et prépare actuellement les tests d’entrée pour évaluer le niveau équestre et les aptitudes à enseigner du candidat (TEP) dont l’échéance est en mars prochain, en vue d’intégrer une formation au DESJEPS en septembre, avec l’ambition de devenir formateur de futurs moniteurs.
Dans le cadre de sa formation au BP?JEPS, Mathéo découvre le concours MAF, qu’il voit comme une mise en situation “grandeur nature”: évaluation par un jury extérieur, gestion du stress, travail pédagogique, pratique à cheval et présentation d’un projet. “Mon centre de formation nous a parlé du concours MAF et nous a encouragés à y participer. Je me suis inscrit, avec sept autres apprentis de mon cursus, car je me suis dit que ce serait une expérience sympa. Le lycée nous a accompagnés tout au long du parcours pour nous préparer aux épreuves: nous avons eu beaucoup de pratique comme au MAF, ce qui était vraiment très enrichissant. J’ai beaucoup appris”, témoigne Mathéo.
Pour la finale, Mathéo a choisi de porter un projet mettant en lumière une équitation respectueuse et attentive au bien-être des chevaux de club. “Il fallait trouver un projet à la fois pertinent, en phase avec l’évolution du monde de l’équitation et que je pourrais concrètement mettre en application sur le terrain. Cette thématique me tenait particulièrement à cœur parce que j’ai remarqué que le grand public, souvent peu familier des équidés, ne perçoit pas toujours la réalité de leur quotidien en club. J’ai donc souhaité travailler sur un projet pédagogique visant à mieux faire comprendre les pratiques mises en place pour assurer leur équilibre et leur bien-être”, explique-t-il. “Les formateurs m’ont bien accompagné, ce qui m’a permis de présenter un projet abouti. Cette expérience a été extrêmement enrichissante.”
Au-delà de la médaille, Mathéo retient du concours des bénéfices concrets: gain en précision, meilleure gestion du temps et du stress, regard extérieur sur sa pédagogie et identification claire de ses axes de progression, notamment en matière de communication. Cette distinction a également eu un impact concret sur son parcours professionnel, facilitant son recrutement et renforçant la confiance accordée par ses employeurs. “Il est clair qu’avec cette médaille, mon CV intéresse davantage les recruteurs qui considèrent ce titre comme un gage de qualité. Cela nous ouvre des portes, des opportunités et une reconnaissance. Je recommande aux autres jeunes qui en ont l’âge de participer à ce concours et de vivre l’expérience. Que l’on soit médaillé ou non, on en retient tous des points positifs. Personnellement, cela m’a conforté dans le choix de ce métier. Aujourd’hui, je sais que je suis à ma place”, conclut Mathéo.
Un concours de référence, véritable tremplin vers l’emploi
Organisé sous l’égide de la Société nationale des Meilleurs ouvriers de France (SNMOF), ce concours est reconnu et valorisé par les employeurs. Il s’adresse aux jeunes en formation afin de mettre en avant leur savoir-faire dans un esprit d’excellence et de transmission entre générations. Grâce à une collaboration avec l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) et la FFE, le métier d’enseignant d’équitation a intégré ce concours en 2022. Il s’adresse aux jeunes jusqu’à vingt-trois ans (nés après le 1er janvier 2003) en formation initiale au BPJEPS activités équestres, quel que soit leur statut (étudiant, stagiaire ou apprenti).
Le concours se déroule de mars à mai, selon un parcours de sélection en plusieurs étapes. Les candidats participent d’abord à des épreuves départementales. Ils accèdent ensuite aux épreuves régionales, organisées avec le soutien des Comités régionaux d’équitation (CRE) de Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes, Centre-Val-de-Loire, Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Grand-Est, Pays-de-la-Loire, Bretagne, Nouvelle-Aquitaine, Normandie, Hauts-de-France, Occitanie et Île-de-France. Ces sélections donnent lieu à l’attribution de médailles de bronze, d’argent et d’or au niveau départemental, puis de médailles d’argent et d’or au niveau régional, en fonction des résultats globaux des candidats. Les médaillés d’or régionaux seront qualifiés pour la finale nationale, qui se tiendra les 12 et 13 juin 2026 au Lion-d’Angers. “Activement engagée pour le développement des métiers de l’équitation, la FFE soutient ce concours d’excellence confortant l’importance qu’elle porte à la qualité de la formation des jeunes éducateurs, premier facteur de développement des activités équestres”, argue la FFE dans un récent communiqué. “Dans ce cadre, elle assure la coordination des jurys régionaux, composés de professionnels reconnus de la formation d’enseignants. Les jurys se distinguent par une évaluation exigeante et bienveillante, garante de l’équité et de la qualité du concours.”
Créé en 1985 à l’initiative de Paul Labourier, Meilleur ouvrier de France, le concours MAF est une occasion unique de mettre en lumière les jeunes et talentueux enseignants en devenir mais aussi l’implication et les savoir-faire des organismes de formation et des entreprises accueillant des périodes de stage, soulignant ainsi que la qualité des formations dispensées. Il rassemble chaque année plus de 5.500 candidats dans plus de cent vingt métiers.
