Élise Sikirdji en passe de réussir sa transition à cheval

Élise Sikirdji, cavalière française de saut d’obstacles de dix-sept ans, s’est fait connaitre des concours internationaux en 2022. Grâce à différentes montures, un investissement familial continu et un travail acharné avec son coach Claude Castex, elle a réalisé une performance remarquable lors des derniers championnats d’Europe Poneys, l’été dernier au Mans, terminant dixième en individuel après avoir contribué à la quatrième place de l’équipe de France. Avec les épreuves Juniors en ligne de mire, la néo-Normande suit une transition poney-cheval harmonieuse et heureuse.



Avec Hillary d’Élite, Élise fait ses débuts à cheval

Avec Hillary d’Élite, Élise fait ses débuts à cheval

© Pixels Events

Le 4 mars 2022, Élise Sikirdji est apparue pour la première fois sur la scène internationale à l’occasion d’un CSIP organisé à Vidauban, dans le Var. Depuis cette épreuve à 1,10m en selle sur Vasco d’Hurlevent, Élise Sikirdji a travaillé sans brûler les étapes entourée de sa famille et de ses coaches successifs. Avec Darry Cowl (PFS, Kantje’s Ronaldo x Machno Carwyn) puis Go Star de la Butte, elle a poursuivi sa progression jusqu’à 1,30m. Mais tout ne se passe pas comme prévu avec Darry Cowl. Pour trouver des solutions, la famille Sikirdji se tourne vers Claude Castex, entraîneur de renom, dont la belle-fille n’est autre que l’ancienne partenaire du poney. Séduite par l’approche de l’entraîneur, la famille Sikirdji déménage en Normandie début 2023 afin de rejoindre ses écuries. “Claude est un homme passionné par la transmission et un très bon technicien. Il s’investit sans compter et est profondément intègre. Surtout, il partage notre vision de l’équitation et de la réussite”, avait souligné Fabien Sikirdji dans un précédent article consacré à Élise.

Le 29 mars 2024, la Française a débuté en épreuves Chevaux avec Hillary d’Élite (SF, Cornet Obolensky x Lux Z), lançant de façon progressive une transition qui peut toujours s’avérer périlleuse et incertaine pour bien des jeunes cavaliers. “Hillary est une jument parfaite pour accomplir cette transition, d’abord parce qu’elle est extrêmement agile. On ne peut pas trouver mieux. Elle est comme un grand poney qui aurait les qualités d’un cheval. Elle a une telle souplesse et une telle agilité qu’elle peut compenser les défauts de rigueur d’une jeune cavalière comme Élise”, explique Fabien Sikirdji, le papa d’Élise, extrêmement impliqué dans la carrière de sa fille. “Cela étant, l’essai avait été compliqué parce qu’elles ne s’étaient pas entendues sur un contrat de foulées dans une ligne, et avaient même panaché…” 

En 2025, Élise Sikirdji a vu sa carrière à poney prendre une nouvelle dimension avec l’acquisition de Good Boy du Prébas (OC, Very Star Kerveyer x Portofino 46), avec lequel elle a gravi les derniers échelons jusqu’à être sélectionnée aux championnats d’Europe du Mans. L’été dernier, le couple a terminé dixième en individuel et quatrième avec l’équipe de France. De quoi terminer ses années à poney de la plus belle des manières. Depuis, elle a renforcé son piquet de chevaux: “J’ai une jeune jument de sept ans, Jaimem’di Villers (SF, Apardi x Armitage), qui m’a beaucoup plu parce qu’elle a beaucoup d’énergie. Nous nous sommes entendues tout de suite. Je monte aussi Illico de Beaude (SF, Mylord Carthago x Gwalarn Ar Park) qui est complètement différent dans le sens où il a énormément de force. Je l’aime beaucoup.”

 



Objectif Juniors !

Un investissement familial qui porte ses fruits

Un investissement familial qui porte ses fruits

© Cecile Sablayrolles

Avec ses nouvelles montures, Élise Sikirdji continue à tracer sa route, performant à 1,30m et 1,35m. “Sa progression à cheval se place dans la continuité de ce qui a été accompli à poney c’est-à-dire beaucoup de rigueur et d’exigence au travail. Nous suivons le même schéma”, explique Fabien Sikirdji. “Nous attachons beaucoup d’importance à ce qu’elle montre une belle équitation. Au-delà de la performance pure, c’est aussi la manière qui compte.” Claude Castex, interrogé l’été dernier, partage cet avis: “J’apprécie particulièrement son équitation calme et posée. Tout est réfléchi. Il n’y a pas de place pour l’à-peu-près, et c’est exactement ce que j’aime.”

Si la transition est encore loin d’être terminée, tous les voyants semblent au vert. Et la cavalière semble apprécier le cadre des concours normands. “Cela n’a rien à voir avec ce que j’ai connu à poney, où il nous fallait aller beaucoup plus loin pour nous confronter aux meilleurs”, rappelle l’ancienne Iséroise. “En Normandie, on concourt régulièrement avec des cavaliers de niveau 5* comme Julien Épaillard, Pénélope Leprevost et Kevin Staut, ce qui est très stimulant.” Du haut de ses dix-sept ans, Élise Sikirdji regarde l’avenir avec ambition: “Avec Hillary, je vais bientôt débuter à 1,40m. J’aimerais performer à cette hauteur, voir comment nous nous en sortons, puis réussir un bon championnat de France. Avec illico, l’idée est de nous lancer à 1,35m, puis à 1,40m. J’aimerais le monter lui aussi en Juniors”, conclut la cavalière, qui entend aussi poursuivre la formation de Jaimem’di Villers, arrière-petite-fille de la fabuleuse Uélème d’Olivier Jouanneteau.

 



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