Les Bleus face au défi d’Aix-la-Chapelle, Shane Rose l’indestructible et I Am Moerhoeve’s Star en France dans le nouveau magazine GRANDPRIX

À quatre mois des championnats du monde d’Aix-la-Chapelle, ce nouveau numéro de GRANDPRIX propose une plongée au cœur des forces en présence côté tricolore. Entre certitudes et hiérarchie encore mouvante, la sélection française s’annonce plus ouverte que jamais, avec une seule évidence à ce stade: Nina Mallevaey. En parallèle, la rédaction donne la parole à la jeune et ambitieuse Américaine Mimi Gochman, en route pour sa première finale de Coupe du monde, et raconte l’histoire folle du complétiste Shane Rose, revenu au plus haut niveau après un grave accident, ainsi que la reconstruction de la dresseuse belge Larissa Pauluis. Pour finir la thématique Sport, la boss des voltigeurs français Manon Moutinho présente son plan pour Aix-la-Chapelle, tandis que Marie Demonte livre des conseils pour redonner confiance à un cheval rétif. L’élevage s’inscrit lui aussi dans le temps long, entre la réussite construite du haras du Verdon, portée par le crack Boston, l’arrivée remarquée d’I Am Moerhoeve’s Star sur le sol français et le regard expert d’Éric Livenais sur l’éducation du jeune cheval. Culture et création complètent ce numéro avec “Destins liés”, le nouveau gala du Cadre noir de Saumur, tandis que la rédaction explore plusieurs enjeux contemporains, de la dépression chez le cheval aux innovations des aires équestres et des textiles thermorégulants.



SPORT

Simon Delestre et Golden Boy DK font partie des couples en lice pour Aix-la-Chapelle.

Simon Delestre et Golden Boy DK font partie des couples en lice pour Aix-la-Chapelle.

© Dirk Caremans/Hippo Foto

Vingt-six solistes pour un quintette attendu de pied ferme à Aix

Du 17 au 23 août à Aix-la-Chapelle, temple mondial de l’équitation, la France tentera de conquérir un quatrième titre de championne du monde par équipes. La tâche s’annonce ardue, mais impossible n’est pas français. Tous les cavaliers tricolores concourant au plus haut niveau ont les yeux rivés sur ce rendez-vous, dont l’envergure s’annonce comparable à celle des Jeux olympiques de Paris 2024. À la tête des Bleus depuis plus d’un an, Édouard Coupérie aura la lourde tâche de sélectionner les cinq meilleurs couples capables de répondre à l’exigence du défi. Un exercice d’autant plus délicat que les prétendants ne manquent pas et que la sélection semble bien plus ouverte que ces dernières années. À vrai dire, à ce stade, Nina Mallevaey, promue en couverture de ce numéro d’avril, semble la seule candidate indiscutable. D’où l’intérêt d’une revue d’effectifs à un peu plus de quatre mois de l’échéance.

“Ce sport est un jeu de patience”, Mimi Gochman

Du 9 au 12 avril à Fort Worth, au Texas, Mimi Gochman va disputer sa première finale Longines de la Coupe du monde de saut d’obstacles. À vingt et un ans, cette New-Yorkaise ambitieuse et posée s’est même payé le luxe de devancer les stars étatsuniennes Laura Kraut, McLain Ward et Karl Cook au classement de la Ligue nord-américaine Longines, dont elle a pris la troisième place. Adoptée à l’âge d’un an par un couple aisé et passionné de sport, cette bonne élève a suivi la voie royale et ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

Shane Rose l’indestructible 

En juillet 2024, le cavalier australien Shane Rose a réalisé une performance de choix aux Jeux olympiques de Paris, s’y classant vingtième quelques mois seulement après un très grave accident qui aurait pu mettre fin à sa carrière, si ce n’est à sa vie. Aussi courageux que talentueux, le pilote de cinquante-deux ans, triple médaillé olympique par équipes à Pékin, Rio et Tokyo, a ainsi illustré ce qu’a été son existence jusqu’à aujourd’hui: un mélange de succès et de rudes batailles face auxquelles beaucoup auraient baissé les bras. Portrait d’un cavalier à la fois sympathique et lucide, animé par l’amour de son pays et qui a réussi à se faire une place là où l’on ne l’attendait pas.

“Les chevaux m’ont sauvé la vie, mais certains personnes ont sauvé ma carrière”, Larissa Pauluis

Sa joie lors de sa victoire historique dans l’étape Coupe du monde de Malines reste l’une des images fortes de l’année 2025. Derrière ses larmes, Larissa Pauluis, quarante-six ans, savoure aussi un vrai bonheur: celui de la reconstruction et d’un retour à une paix intérieure après le drame qui a marqué ses six dernières années.

“Les prochains championnats du monde seront nos Jeux olympiques à nous”, Manon Moutinho

Entraîneure et sélectionneuse des effectifs tricolores de voltige, Manon Moutinho prépare avec minutie et ambition les championnats du monde d’Aix-la-Chapelle, qui se tiendront du 11 au 16 août prochain. Entre la constitution de l’équipe, l’élaboration du programme de compétition ou encore le développement du pas de deux, l’ancienne voltigeuse de haut niveau livre un regard complet sur la discipline, ses enjeux sportifs et humains, ainsi que sur la préparation de ses athlètes en vue de l’échéance majeure de 2026.

Que faire avec un cheval rétif? 

Se retrouver face à un cheval rétif laisse souvent le cavalier démuni. Derrière ce terme se cachent pourtant des situations très diverses. Pour Marie Demonte, cavalière de saut d’obstacles émérite et membre régulière de l’équipe de France, la ligne de conduite est claire: dès qu’un problème apparaît monté, il doit être réglé à pied. Une philosophie qui vise à rendre le cheval autonome et confiant, en limitant au maximum la pression et le rapport de force.

Shane Rose raconte son histoire extraordinaire.

Shane Rose raconte son histoire extraordinaire.

© Benjamin Clark/FEI



ÉLEVAGE

I Am Moerhoeve’s Star, alias Zazu, est mis en lumière.

I Am Moerhoeve’s Star, alias Zazu, est mis en lumière.

© Katja Suppia/Hippo Foto

Boston, le coup de bol du Verdon

À Maulévrier, dans le Maine-et-Loire, Isabelle et Olivier Vincenot ont bâti, loin des effets de mode et de la course au volume, un élevage de poneys de sport reconnu pour la qualité de ses produits et la cohérence de ses choix. Si le nom du haras du Verdon est aujourd’hui indissociable du crack Boston du Verdon, multi-champion d’Europe en concours complet, l’histoire raconte avant tout celle d’un engagement sur le temps long, d’une passion partagée et d’une certaine idée de l’élevage, faite de mesure, de patience et de respect de l’animal.

I Am Moerhoeve’s Star, deux identités pour une étoile de l’élevage

Issu de l’une des meilleures branches de l’exceptionnelle lignée maternelle de Qerly Chin, I Am Moerhoeve’s Star, alias Zazu, présente des origines très empreintes de sang français. Ayant lui-même concouru dans des épreuves jusqu’à 1,60m, l’alezan semble particulièrement bien transmettre ses excellents gènes, en témoignent les performances de sa production relativement restreinte, dont le fleuron n’est autre que High Star Hero, double vainqueur en Grands Prix 5* avec l’Étasunien McLain Ward. Appartenant désormais à la société d’étalonnage française Artic Partners Stallions, le BWP a été chaleureusement accueilli par les éleveurs hexagonaux l’an passé.

Observer et communiqué pour bien éduquer le jeune cheval, le credo d’Éric Livenais

Éric Livenais mérite de sortir de l’ombre. Acteur clé, par son rôle dans le rond, de la présentation à l’obstacle en liberté des jeunes candidats étalons du Stud-book Selle Français, il joue ce rôle également au service de l’agence Fences, supervisant par ailleurs toute l’équipe des écuries lors de la vente Élite de Bois-le-Roi. Cet homme de cheval accompli est, d’autre part, fortement sollicité çà et là pour mettre en valeur les qualités de sauteur des jeunes chevaux. Une reconnaissance de son savoir-faire, fruit d’une technicité éprouvée, mais aussi de son art de la communication avec l’animal.

La rédaction raconte la construction du haras du Verdon.

La rédaction raconte la construction du haras du Verdon.

© Collection privée



CULTURE ET STYLE

Le Cadre noir de Saumur présente son nouveau spectacle en 2026.

Le Cadre noir de Saumur présente son nouveau spectacle en 2026.

© Benoît Lemaire/IFCE

Avec “Destins Liés”, le Cadre noir réinvente son gala

Plus qu’un simple spectacle équestre, “Destins liés” est une création artistique imaginée par le Cadre noir de Saumur. Ce nouveau gala associe texte, musique originale, scénographie et lumière pour proposer une approche sensible du lien entre l’être humain et le cheval. Forte de ses deux cents ans d’histoire, l’institution y explore les thèmes de la transmission et du vivant. À la croisée du théâtre et du spectacle vivant, “Destins liés” s’adresse autant aux cavaliers qu’aux néophytes, et invite le public à découvrir l’équitation comme on irait à l’opéra ou au théâtre.

Retrouvez également une sélection des dernières sorties littéraires, ainsi que les habituelles pages Tendances, piliers de la thématique Style.



AUTRES

Chevaux et dépression: où en sont les études scientifiques? 

Tête basse, regard vide, absence de réaction… certains chevaux semblent présenter les symptômes d’une véritable dépression. Anthropomorphisme ou réalité équine? Les deux mon capitaine! Ou comment certaines avancées scientifiques alertent sur la possible situation de dépression chez le cheval. Le point avec Carole Fureix, chercheuse et maître de conférence en psychologie comportementale à l’école vétérinaire de Bristol.

Des aires équestres repensées et des cavaliers conquis

Comme pour tout achat, et encore davantage pour tout chantier, les retours des clients sont vivement recherchés en amont de la signature d’un devis. Bouche-à-oreille, forums spécialisés, avis en ligne, toutes les sources sont consultées. Le secteur des aires équestres, dont la construction ne requiert pas de normes spécifiques, est particulièrement sujet à ce besoin d’anticiper au plus près les difficultés et les solutions proposées par les concepteurs spécialisés.

Les tissus thermorégulants à l’épreuve des saisons

En équitation, la météo fait partie du jeu. Froid, pluie ou fortes chaleurs compliquent souvent la gestion de la température corporelle, aussi bien pour le cheval que pour son cavalier. Entre séchage, superposition de couches et organisation du matériel, ces variations climatiques peuvent vite devenir contraignantes. Pour y répondre, l’innovation textile propose aujourd’hui des vêtements et des couvertures “seconde peau” capables de s’adapter aux conditions extérieures et d’accompagner plus sereinement les transitions saisonnières.

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