“Nous sommes partenaires avec le GFE depuis nos débuts”, Haras de la Bouloye

Le Haras de la Bouloye figure parmi les pionniers de l'insémination artificielle dans le nord de la France. De grands noms comme Kannan, Dexter Leam Pondi, Catoki, ou encore Chaplin ont stationné dans l’arrière-pays de la côte d’Opale. Fondé en 1998 et aujourd'hui dirigé par le couple Audrey Marchand et Anthony Vauquelin, le haras accueille depuis ses débuts plusieurs étalons du Groupe France Élevage (GFE) en semence fraîche dont, cette année, Jilbert van't Ruytershof, performer confirmé, et le très beau Nectar du Guilly.



Un savoir-faire reconnu 

Installé à Wirwignes, dans le Pas-de-Calais, le Haras de la Bouloye accueille chaque saison entre trois cent cinquante et quatre cents juments. De l'insémination au poulinage, en passant par le transfert d'embryons, l'ensemble de la reproduction est assuré sur place. Une centaine de boxes et vingt hectares de prairies permettent de faire naître jusqu'à quatre-vingts poulains chaque année. “Audrey exerçait comme vétérinaire près de Caen et souhaitait revenir dans sa région d’origine lorsqu'une cliente lui a parlé du Haras de la Bouloye. Nous sommes arrivés en 2015, avant de reprendre totalement la structure en 2018. Jean-Noël Poitau et son épouse Elisabeth, les fondateurs, nous ont transmis leur structure pour poursuivre l’activité et nous nous affairons à garder la même exigence de qualité et de service pour les éleveurs, avec une touche de modernité”, explique Anthony Vauquelin.

Deux profils d’étalons en semence fraîche pour répondre aux différents projets d'élevage

Partenaire historique du Groupe France Élevage, le Haras de la Bouloye distribue des étalons de sport, des Trotteurs et des poneys. Depuis plusieurs années maintenant, le Haras propose non plus un mais deux étalons GFE aux profils complémentaires; cela permet de proposer l’offre Solidarité du GFE qui donne le droit, en utilisant un étalon confirmé, d’avoir une remise sur la saillie d’un jeune étalon du catalogue. 

“Jilbert van't Ruytershof vient de prendre sa retraite à dix-sept ans après une très belle carrière sportive à haut niveau et une production qui commence à s'illustrer. Nectar du Guilly représente quant à lui une jeune génétique très prometteuse. Ils sont tous les deux issus de souches maternelles parmi les meilleurs en Europe et leurs modèles et leurs origines sont différents, ce qui nous permet de répondre à une grande diversité de juments. Leur carnet de bal est bien rempli pour cette année”, poursuit Anthony Vauquelin.  

Développer et pérenniser

Si le bouillonnant couple ne manque pas de projets – transferts d’embryons et troupeau de mères porteuses sur place, maternité, nouveaux bâtiments, etc. –, il est aussi éleveur dans l’âme, avec déjà quelques succès, notamment Kiss Me Mazur de Loye, par Kannan, qui a été sacrée championne de France des pouliches de deux ans. À désormais six ans, Kiss Me Mazur de Loye vient d’ailleurs récemment de donner son premier poulain avec Chaplin, l’étalon crack partenaire de Martin Fuchs et pensionnaire du Haras ces deux dernières années. 

“Nous allons continuer de développer le Haras dans un cadre familial et avons toujours plein d’idées et de projets en cours avec mon épouse, Audrey. L’objectif est de rester parmi les premiers haras de France et de pouvoir, à notre niveau, promouvoir l’élevage des chevaux de sport dans notre région des Hauts de France. Il y a un vrai savoir-faire depuis des générations et c’est à la nôtre de poursuivre le travail !” concluent ensemble Audrey et Anthony, plus que jamais motivés à pérenniser et développer leur structure tout en participant au rayonnement de la filière régionale.