Cicero van Paemel s’est envolé
Hier, la mort de Cicero van Paemel a été annoncée sur les pages Facebook et Instagram dédiées à l’étalon gris, qui était à la retraite complète depuis la fin de l’année 2022.
Le puissant gris, fils de Carthago, avait concouru jusqu’à haut niveau sous la selle de Dirk Demeersman, terminant notamment septième de l’étape de la Coupe du monde de Malines en 2009 ou encore sixième du Grand Prix CSI 4* à 1,60m d’Anvers en 2012, et s’illustrant surtout en épreuves à 1,45m et 1,50m. Il s’était surtout révélé comme un très bon reproducteur, atteignant la dix-huitième place du classement des pères de performeurs en saut d’obstacles de la Fédération mondiale de l’élevage de chevaux de sport (WBFSH) en 2018. Parmi ses 2.600 produits enregistrés dans la base de données Hippomundo, 86 ont sauté des épreuves à 1,55m ou plus, toujours selon ce site. Jarina J, encore sortie victorieuse à 1,50m au CSI 5* de Doha, est celle qui a engrangé le plus de gains, avec 448.150 euros.
Selon l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE), deux cent trente-sept produits de Cicero sont nés dans l’Hexagone. La mieux indicée est Gloria des Besnards, qui a obtenu un ISO 148 l’an passé après avoir notamment remporté son premier Grand Prix 3* sous la selle de François-Xavier Boudant.
“Nos cœurs se sont brisés quand nous avons dû prendre la tragique décision de te laisser partir”, peut-on lire sur la page Facebook dédiée à Cicero. “Le jour que nous craignions le plus et que nous avions tenté de repousser le plus possible était arrivé. Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour t’aider, mais cette fois, rien ne le pouvait plus. Tu as vraiment marqué les esprits partout où tu es passé, en piste comme en-dehors. Ta merveilleuse personnalité, ton caractère exceptionnel et ta douceur ont touché tous ceux qui t’ont connu. Ta force, ton potentiel infini, ta souplesse et ta technique exemplaire ont impressionné les éleveurs. Un étalon extraordinaire. Un cheval unique en son genre. Nous avons eu beaucoup de chance et avons été bénis de pouvoir te compter parmi les nôtres. Le vide que tu laisses derrière toi est immense. [...] Nous te chérirons pour toujours, Cice. Le plus grand van Paemel qui ait jamais vécu.”
