Victor Bettendorf remporte le Grand Prix de Riesenbeck et prive les Allemands d’une victoire à domicile
Déjà vainqueur du Grand Prix du CSI 5* de Windsor au mois de mai avec Qwando van de Ripsen, Victor Bettendorf a triomphé aujourd’hui dans le Grand Prix du Longines Global Champions Tour (LGCT) de Riesenbeck, en Allemagne. En selle sur le Selle Français Gibbs Un Prince, le Luxembourgeois a mis tout le monde d’accord au barrage pour priver Daniel Deusser et Pepita van T Meulenhof BR d’une victoire à domicile. Toujours pour l’Allemgne, le champion olympique des Jeux de Paris 2024 Christian Kukuk a dû se contenter de la troisième place avec Checker 47.
À quelques semaines des championnats du monde d’Aix-la-Chapelle, le Grand Prix du LGCT de Riesenbeck, disputé sur l’immense piste en herbe des installations de Ludger Beerbaum avait, à bien des égards, des allures de répétition générale. Si les conditions resteront différentes lors de l’échéance mondiale, les cavalières et cavaliers engagés ce jour ont néanmoins pu évoluer sur un terrain comparable à celui qu’ils retrouveront au mois d’août. Dès les premiers passages, le parcours imaginé par l'Allemand Peter Schumacher, composé treize obstacles et dix-sept efforts, s’est révélé exigeant avec les abandons successifs de Ioli Mytilineou, Lara Tryba, Jennifer Hochstaedter et Oliver Lazarus. Ainsi, ce dernier a longtemps laissé qu’un seul couple rallier l’arrivée sans pénalité. Parti avec le dossard seize, le champion du monde en titre Henrik von Eckermann a signé un véritable récital avec Minute Man, son partenaire pressenti pour les Mondiaux. Si à mi-épreuve il était toujours le seul avoir réussi le clear round, le Suédois a été rejoint par Daniel Deusser sur Pepita van T Meulenhof BR. Ensuite Denis Lynch, associé à Cordial, ancien partenaire de la Française Mégane Moissonnier, a aussi décroché son billet pour le barrage. Remplaçant de l’équipe allemande en vue des Mondiaux, Christian Kukuk a ensuite imité ses prédécesseurs avec Checker 47. Gilles Thomas et Ermitage Kalone ont eux aussi réalisé une démonstration avant que Victor Bettendorf et Gibbs Un Prince ne complètent la liste des barragistes.
Les Tricolores manquent de réussite
Dans un exercice proche de celui qui pourrait l’attendre aux championnats du monde s’il venait à être sélectionné, Antoine Ermann a concédé deux fautes avec Floyd des Prés. Le fils de Vigo Cécé a laissé au sol le vertical de sortie du double placé en numéro huit, avant de faire tomber le second plan de l’oxer d’entrée du triple numéro onze. Ce double aura d’ailleurs piégé d’autres concurrents, à l’instar de Marcus Ehning et Coolio 42. Fraîchement intégrés à la sélection allemande à la suite du retrait d'André Thieme et DSP Chakaria, ils ont eux aussi fauté sur ce vertical et ont quitté la piste avec quatre points.
Alors qu’ils déroulaient un parcours de grande qualité, Julien Épaillard et Fringan de Vesquerie n’ont pu éviter une faute sur le premier plan de l’avant-dernier oxer. Malgré ces quatre points, les deux complices, qui avaient réussi un week-end exceptionnel lors du CSIO de La Baule, ont une nouvelle fois affiché un excellent niveau de forme avec une dixième place finale, juste derrière Jeanne Sadran, elle aussi pénalisée de quatre points sur Cepano Baloubet. De son côté, Nina Mallevaey a elle aussi conclu son parcours avec quatre points après une faute sur l’oxer de sortie du triple avec l’exceptionnelle Dynastie de Beaufour.
Si le parcours initial s’est montré particulièrement sélectif, le barrage a offert un tout autre scénario au public allemand présent autour de la piste qui avait accueilli les championnats d’Europe de saut d’obstacles en 2021. Gilles Thomas ayant choisi de ne pas repartir avec son fils de Catoki, les cinq couples présents dans l’ultime acte ont tous signé un sans-faute. Premier à s’élancer, Henrik von Eckermann a privilégié la sécurité et arrêté le chronomètre en 41’’83. Daniel Deusser a ensuite placé la barre très haut en bouclant son tour en 36’’34. Malgré une prise de risques maximale, Christian Kukuk n’a pu faire mieux que 36’’82. Denis Lynch s’est ensuite intercalé au troisième rang grâce à un temps de 38’’79. Dernier à s’élancer, Victor Bettendorf a finalement mis tout le monde d’accord. Déjà vainqueur du Grand Prix de Windsor au mois de mai, le Luxembourgeois a - une fois de plus - fait preuve de son sens inné pour la vitesse pour couper les cellules en 35’’37 et décrocher son deuxième Grand Prix 5* de la saison, avec près d'une seconde d’avance sur son dauphin.
