Julien Épaillard : “Éric Navet a bien remporté les Mondiaux avec un cheval de huit ans…”
Voici la réaction de Julien Épaillard, sacré champion de France Pro Élite pour la première fois de sa carrière grâce au phénoménal Hard’Rock Queen HJD :
“J’ai fini par y arriver ! Il s’agit de mon premier titre de champion de France, mon heure est enfin venue. J’avais engagé un cheval avec un gros potentiel, mais qui manque encore un peu d’expérience. J’avais des incertitudes car il n’avait sauté qu’une fois sur l’herbe avec Alain Bourdon, l’année dernière. Je crois beaucoup en lui, même si je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Je suis vraiment épaté par sa prestation.
Le Terrain d’honneur est différent, c’est plus plat (après d’importants travaux pour installer un système de subirrigation le terrain auparavant vallonné a été nivelé, ndlr), mais il y a quand même le paramètre de l’herbe et un environnement dans lequel les chevaux peuvent être facilement déconcentrés. Franchement, j’ai eu de très bonnes sensations. Compte-tenu du fait que j’ai déféré mes chevaux, je n’ai pas eu beaucoup d’occasions de sauter sur l’herbe ces dernières années. Dans de telles conditions, avec un sol de cette qualité, nous avons des sensations formidables. Il n’y a pas un bruit lors des réceptions, on sent les chevaux dans un super confort. Que l’on passe en début ou en fin d’épreuve, la qualité du sol est identique donc c’est assez juste pour tout le monde. Peut-être que cette nouvelle génération de pistes participe au fait que je me réconcilie gentiment avec les terrains en herbe.
Hard’Rock est un cheval dont Alain Bourdon m’avait parlé l’année dernière, à Dinard. Il m’a dit qu’il pensait avoir un véritable crack dans ses boxes, et qu’il voudrait me le confier en 2026. Il m’a rappelé dans l’hiver, mais malgré le fait que j’adorais son cheval, je n’avais pas de place pour lui. Il a donc été patient puis a reformulé son souhait de me le confier. Juste avant de partir à Oliva, l’un de mes chevaux s’est blessé donc je lui ai proposé de m’amener Hard’Rock. Après quelques sauts, je lui ai dit que ce dernier était un véritable extra-terrestre. Je ne me prends pas pour Éric Navet, mais il a bien remporté les Mondiaux avec un cheval de huit ans (Quito de Baussy, en 1990 à Stockholm, ndlr). Je dis ça, je dis rien… (avec un regard amusé vers le sélectionneur national Édouard Coupérie, ndlr).”
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