Audaz triomphe lors de la Coupe PGH dans une finale chargée d’émotion
Ce dimanche se tenait la finale de la Coupe PGH, au Polo Club du Domaine de Chantilly. Au terme d’un match intense, disputé à douze goals pour la première fois de l’année, la rencontre s’est soldée par la victoire d’Audaz face aux Italiens de Rinidia Hunt & Polo (9-5). Disputée sur le mythique terrain numéro un de la Ferme d’Apremont, cette édition rendait hommage à Patrick Guerrand-Hermès, fondateur du club disparu en août 2024.
Audaz a remporté ce dimanche la finale de la Coupe PGH, au Polo Club du Domaine de Chantilly. Sous les yeux d’Olaf Guerrand-Hermès, fils du fondateur du club, l’équipe s’est imposée au terme d’un match engagé et spectaculaire. Une victoire portée notamment par Brieuc Rigaux, auteur de cinq goals en finale et que Patrick Guerrand-Hermès avait soutenu dès ses débuts avant de l’accompagner au plus haut niveau du polo français.
Sur le terrain, les deux formations se sont longtemps rendu coup pour coup. À la fin du troisième chukker, les deux équipes étaient toujours à parfaite égalité, avec cinq goalsinscrits de part et d’autre, même si Audaz semblait progressivement prendre le contrôle du rythme de la rencontre.
Puis, les conditions se sont brutalement durcies avec l’arrivée d’une forte pluie, transformant complètement le visage de cette finale aux allures très britanniques: “En réalité, nous avions plutôt bien commencé. Nous menions 2-0 puis 4-2 avant que nos adversaires ne reviennent. Je pense qu’on les a un peu pris à froid au départ. Honnêtement, cette pluie correspondait assez bien au tempérament de notre équipe. Nous sommes une bande de guerriers. Il y a énormément de motivation, une super ambiance entre nous, tout le monde joue avec le couteau entre les dents… Alors la pluie, nous ne l’avons même pas sentie”, explique Brieuc Rigaux, meilleur marqueur du tournoi avec vingt goals.
Le joueur français partageait cette saison, pour la première fois, la même tunique que l’Argentin Jota Chavanne, auteur d’un goal lors de cette finale, qu’il avait pourtant croisé pendant des décennies sur les terrains adverses. Une association qui semble déjà fonctionner à merveille. “C’est la première fois de ma vie que je joue avec lui. Je le connais depuis vingt-cinq ans, mais toujours comme adversaire jusque-là. Nous avons le même âge, les mêmes références, nous avons regardé les mêmes choses à la télévision quand nous étions enfants… Du coup, nous nous comprenons immédiatement. Nous avons les mêmes blagues, les mêmes codes”, raconte le Sud-Américain.
Le jeune Côme Dubois, MVP de la finale, s’est lui aussi illustré de brillante manière. Positionné au numéro 2, il a multiplié les interventions décisives, notamment sur une action spectaculaire conclue entre les poteaux après une reprise improbable initiée par Brieuc Rigaux.
“C’est très émouvant pour moi. Brieuc jouait déjà avec mon père il y a pratiquement trente ans lorsqu’ils avaient remporté ensemble le championnat de France. Alors le voir aujourd’hui gagner ce trophée PGH, trente ans plus tard… cela a forcément une signification très spéciale. Je suis très heureux pour lui. Et très heureux qu’il ait gagné ici aujourd’hui”, glisse Olaf Guerrand-Hermès.
Cette victoire permet à Audaz de lancer idéalement sa saison avant le Trophée Bourbon, qui débutera dès la semaine prochaine à Chantilly.
